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P

Est emprunté (1160-1174) au latin pagina, d'abord employé en agriculture au sens de «treille», puis au sens figuré de «colonne d'écriture» d'où par métonymie «feuillet».

Le français a repris le mot pour désigner chacun des deux côtés d'une feuille; par métonymie, page a désigné ce qui est écrit, le récit (1220) avant de se limiter à ce qui est écrit sur un feuillet (1530). À partir de la seconde moitié du XVIIIe s., le mot a fourni quelques locutions, d'abord dans le domaine de l'imprimerie, avec mettre en pages (1765), mise en pages (1835) et fausse page (1799), en belle page, etc.
 

Suite des numéros de pages d'un livre.
 

Outil employé pour la dorure ou le froid (voir décor à froid) naturel des dos. La palette ornée a la forme d'un filet long; la différence se trouvant dans le fait que sur toute sa longueur, il y a en relief non pas une ligne droite, mais une ornementation composée de plusieurs motifs semblables. Reproduite sur le cuir, cette ornementation prend elle aussi le nom de «palette ornée». Comme d'autres outils de dorure, la palette ornée peut également être appelée «fer».
Certains filets droits, très longs, sont aussi appelés «palette». L'indication «ornée» est alors supprimée.
 

Ce nom masculin est emprunté (1542) au latin palimpsestus, palimpsestos «feuille de papyrus, parchemin manuscrit dont on a effacé la première écriture pour pouvoir écrire dessus un nouveau texte». Lui-même est emprunté à l'adjectif grec palimpsêstos servant à qualifier un parchemin que l'on gratte pour écrire de nouveau.
 

Ce nom masculin est issu (fin XIIIe-déb. XIVe s.) du latin papyrus qui a donné par emprunt papyrus, nom du roseau d'Égypte qui désignait aussi deux produits fabriqués avec les fibres : la feuille mince servant de support à l'écriture (1er s.) et la mèche de lampe servant de cierge (IVe s.). Les feuilles de papyrus furent exportées d'Égypte en Europe occidentale jusque vers la fin du VIIIe s., quand l'arrivée des Arabes dans la vallée du Nil a mis un terme (provisoire) à leur exploitation. Dès lors, le papyrus fut peu à peu remplacé dans les pays occidentaux par le parchemin, presque exclusivement en usage encore au XIIe siècle. À cette époque, papyrus commence aussi à désigner le papier de chiffon, d'origine chinoise, fabriqué ensuite par les Arabes après la prise de Samarkand (751). Ce sont les Arabes qui l'introduisirent en Espagne vers le début du XIe s. et, de là, en Italie du Nord (le latin médiéval papirus est attesté à Gênes en 1116). Puis le papier se répandit en France et des moulins à papier fonctionnent vers le milieu du XIVe s. en Champagne et en Lorraine.

Papier cuve (ou papier à la cuve)
Papier multicolore avec des motif irréguliers obtenus par trempage de ce dernier dans un bain d'acide. Utilisé exclusivement en par les relieurs pour orner les plats des reliures demi-maroquin (voir demi-reliure), chagrin ou basane ainsi que le deuxième et troisième plat et les gardes. Le papier se diversifie notamment au XIXe siècle par un grand choix de teintes et de motifs)
 
Papier (Grand)
Exemplaire tiré sur papier de luxe et dont les marges sont plus grandes.
 
Papier de garde
Papier de couleur, marbré, garnissant les plats intérieurs, le recto de la première page et le verso de la dernière page d'un livre.
 

Plante des bords du Nil (Cypéracées), dont la tige servait à fabriquer des objets de vannerie et surtout des feuilles pour écrire (on découpait la tige en bandes que l'on collait ensemble). De sa tige triangulaire, haute parfois de 3 à 4 mètres, les Égyptiens extrayaient la moelle et, après l'avoir découpée en fines bandelettes, s'en servaient pour fabriquer des feuilles destinées à recevoir les hiéroglyphes, pour les écritures hiératiques et démotiques. Les Égyptiens disposaient horizontalement les bandelettes l'une à côté de l'autre, puis les recouvraient verticalement d'une nouvelle rangée. Un martelage très serré assemblait les deux épaisseurs grâce à la colle que contient la moelle de papyrus. Séchées au soleil, puis polies à la pierre ponce, les feuilles assouplies étaient mises bout à bout pour former des rouleaux de diverses longueurs et de quinze à trente centimètres de largeur : le livre égyptien. La partie destinée à recevoir l'écriture était normalement le côté où les bandes se présentaient horizontalement; la surface extérieure, à bandes verticales, était rarement utilisée. Le livre égyptien avait une forme cylindrique. Pour le conserver, on le déposait dans une cruche de bois ou d'argile, après l'avoir bordé pour éviter l'usure par frottement.

Ce nom masculin est emprunté (1562) au latin papyrus, qui a donné par ailleurs papier, mot employé pour désigner une plante et, par métonymie, deux produits fabriqués avec des fibres de cette plante : la feuille mince servant de support à l'écriture (1er s.) [... papier] et la mèche servant de cierge (IVe s.). Le mot latin est emprunté au grec papuros, désignant la plante et aussi ce qui est fait avec elle, corde toile, matière pour écrire, mot d'origine incertaine : différentes hypothèses ont été émises et l'une d'entre elles rattache le mot à une expression égyptienne pap-ouro «celui du roi, le royal», qui pourrait correspondre à l'idée d'un monopole royal sur cette matière.

Emprunté par le français qui disait dans ce sens papier, pour désigner la plante et le support d'écriture, papyrus est glosé chez Boiste comme «papier du Nil» (1800), puis employé au sens de «feuille préparée à partir de la plante pour écrire» (1819) et «manuscrit dont le support est une de ces feuilles» (1805).
 

Continuation sur la Page 2